Fédération Wallonie-Bruxelles
Voici les sous-quotas par spécialisations médicales
Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a adopté, en seconde lecture, l'arrêté qui fixe les sous-quotas applicables à l’issue de l’année académique 2025-2026 pour l’accès aux différentes spécialités en médecine et en dentisterie.
"Les sous-quotas reposent sur les avis rendus par la Commission consultative de planification de l’offre médicale, approuvés en décembre 2025", explique les cabinets des ministres Coppieters et Degryse par voie de communiqué commun.
Objectif: assurer une meilleure adéquation entre le nombre de praticiens formés et les besoins de la population.
"Le gouvernement confirme sa volonté de soutenir en priorité les spécialités en tension, en particulier la médecine générale et plusieurs disciplines hospitalières où les difficultés de recrutement persistent."
Pas de changement en médecine générale
Les sous-quotas évoluent pour enforcer les spécialités de première ligne, soutenir les disciplines hospitalières en difficulté et réguler certaines spécialités où les besoins sont couverts.
Les sous-quotas minimum fixés à l’issue de l’année académique 2025-2026 sont les suivants :
• Médecine générale : 338 (=)
• Gériatrie : 18 (+2)
• Anatomie pathologique : 8 (+3)
• Biologie clinique : 12 (+6)
• Psychiatrie adulte : 27 (+1)
• Psychiatrie infanto-juvénile : 10 (=)
• Médecine d’urgence : 47 (ajout)
• Médecine physique : 12 (ajout)
Comment la Wallonie évalue ses besoins pour peser sur les sous-quotas francophones
Nouvelles spécialités et plafonds
Les chiffres traduisent la nécessité de maintenir ou d’augmenter l’attractivité de spécialités où les vocations restent insuffisantes ou les besoins en croissance. L’arrêté introduit plusieurs ajustements importants :
• Ajout de la médecine d’urgence et de la médecine physique parmi les sous-quotas minimum, vu les besoins croissants et identifiés sur le terrain.
• Suppression de la pédiatrie et de l’ophtalmologie des sous-quotas minimum, les données montrant une production suffisante de spécialistes.
• Introduction de plafonds en radiodiagnostic (20) et chirurgie orthopédique (18) pour corriger les déséquilibres observés. "Ces limites tiennent compte d’un nombre d’attestations historiquement élevé et de l’absence de pénurie constatée dans ces spécialités", précise encore le cabinet.
Études de médecine : les quotas de médecins augmentés pour 2032 et 2033
En dentisterie, les sous-quotas minimum sont maintenus pour deux spécialités clés :
• Orthodontie : 7
• Parodontologie : 3
Ce maintien reflète une adéquation actuelle entre les besoins et les capacités de formation.
Yves Coppieters, Ministre de la Santé : « Derrière ces chiffres, il y a un objectif très concret : répondre aux pénuries qui fragilisent l’accès aux soins. En renforçant notamment la médecine générale, la psychiatrie, la médecine d’urgence ou encore la gériatrie, nous orientons davantage de futurs médecins vers les spécialités où les besoins sont les plus importants. C’est une condition indispensable pour garantir à chaque citoyen un accès rapide et équitable aux soins, partout sur le territoire.»