Université d'Anvers
Des chercheurs cartographient les caillots sanguins après un AVC
Des chercheurs de l'université d'Anvers ont, avec des collègues canadiens et américains, identifié un processus de coagulation jusqu'alors inconnu qui se produit dans le cerveau après le traitement réussi d'un AVC.
Selon les scientifiques, le retrait mécanique du caillot formé permet de rétablir l'irrigation sanguine dans neuf cas sur dix, mais la moitié des patients traités ne se rétablissent jamais complètement.
"Nous savons aujourd'hui pourquoi. La réaction du cerveau à l'AVC déclenche une vague de petits caillots qui continuent d'obstruer les vaisseaux sanguins les plus fins. Nous supposons que ces variations du débit sanguin font partie d'un mécanisme de défense naturel du cerveau qui, malheureusement, a l'effet inverse de celui escompté", précise l'université par voie de communiqué.
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"Une tempête parfaite"
"Les nouveaux caillots forment une tempête parfaite qui endommage davantage un cerveau déjà fragilisé. Notre mission consiste à déterminer quels patients sont les plus touchés, et à quel moment le processus commence chez eux, afin que le traitement puisse être ciblé", explique le chercheur anversois Frederik Denorme.
Un médicament existant, approuvé pour le traitement d'un trouble de la coagulation, élimine déjà les microcaillots chez la souris. Il fait actuellement l'objet d'essais chez des patients victimes d'AVC.
"Si ce médicament s'avère efficace, un rétablissement complet deviendra envisageable pour un nombre plus important de personnes", estiment les scientifiques de l'université d'Anvers.