Frank Vandenbroucke veut limiter les flexi-jobs pour les malades de longue durée
L'emploi dans le cadre d'un flexi-job devrait être plafonné à six mois pour les malades de longue durée, selon le ministre de la Santé publique Frank Vandenbroucke (Vooruit), relayé par Het Laatste Nieuws. Le CD&V réclame une interdiction pure et simple.

Le ministre souhaite par ailleurs interdire toute activité sous ce régime durant le tout premier mois de l'incapacité de travail.
Vers une interdiction?
Le CD&V, partenaire de coalition, réclame une interdiction pure et simple. Les chrétiens-démocrates disposent d'une proposition de loi en ce sens, a-t-il indiqué.
La députée Nathalie Muylle juge dès lors les recommandations du ministre "difficiles à comprendre dans le contexte budgétaire actuel".
"Se sentir utile"
Le ministre Vandenbroucke entend toutefois laisser la possibilité ouverte pour la suite de la convalescence: "Reprendre contact avec la société et se sentir utile peut redynamiser la personne concernée, ce qui doit accélérer son rétablissement".
Toute reprise sous ce statut resterait toutefois conditionnée à l'avis d'un médecin-conseil.
La N-VA propose une alternative
À la N-VA, on ne considère pas non plus les flexi-jobs comme une solution adéquate pour la réinsertion professionnelle.
La députée Eva Demesmaeker propose une alternative. Selon elle, grâce aux emplois de "retour au travail", les employés en arrêt maladie de longue durée peuvent travailler jusqu'à 84 heures par mois au salaire horaire normal pendant deux ans maximum, sans perdre leurs avantages sociaux.
Les employeurs y trouvent également leur compte: ils ne paient que les heures réellement travaillées, sans obligation de verser d'indemnités de licenciement ni de garantir un salaire en cas de rechute.