Iriscare double son financement pour créer 130 places de convalescence à Bruxelles
Iriscare relance son appel à projets visant à créer 130 places de convalescence en Région bruxelloise, avec un financement régional porté de 250.000 à 580.000 euros. L'objectif est de développer, pour la première fois, une offre structurée permettant d'assurer la transition entre l'hôpital et le domicile.
En bref
Iriscare relance son appel à projets pour créer 130 places de convalescence à Bruxelles, afin de sécuriser la transition entre l’hôpital et le domicile.
Les unités proposeront une revalidation et un accompagnement pluridisciplinaire aux patients ne nécessitant plus d’hospitalisation, mais encore insuffisamment autonomes.
Le financement régional passe de 250.000 à 580.000 euros, avec un forfait INAMI de 28,40 euros par jour ; les candidatures sont ouvertes jusqu’au 30 novembre 2026.
L'organisme d'intérêt public bicommunautaire avait lancé un premier appel à projets en avril dernier.
Il souhaite répondre aux besoins des personnes qui ne nécessitent plus d'hospitalisation, mais ne sont pas encore suffisamment autonomes pour rentrer chez elles en toute sécurité. L'absence de structures intermédiaires adaptées accentue actuellement la pression sur les hôpitaux.
Accompagnement pluridisciplinaire
Les futures unités accueilleront notamment des patients en perte temporaire d'autonomie après une hospitalisation, une intervention chirurgicale ou en raison d'une maladie chronique.
Elles proposeront un programme de revalidation et un accompagnement pluridisciplinaire associant médecins, infirmiers, kinésithérapeutes et ergothérapeutes.
Le financement repose sur une intervention conjointe d'Iriscare et de l'INAMI, qui prévoit un forfait fédéral de 28,40 euros par jour. L'enveloppe régionale a plus que doublé afin de renforcer l'attractivité du dispositif.
Éviter des hospitalisations longues inutiles
"Dans le cadre des négociations budgétaires 2027, j'ai obtenu le renforcement du budget d'Iriscare pour lui permettre de développer ces places de convalescence qui manquent aujourd'hui à Bruxelles", souligne le ministre bruxellois de la Santé et de l'Action sociale, Ahmed Laaouej (PS).
"Nous évitons ainsi des hospitalisations inutilement longues et veillons à ce que les personnes ne rentrent chez elles que lorsqu'elles sont réellement en mesure de le faire", ajoute Dirk De Smedt (Anders.), ministre bruxellois chargé de la Santé et de l'Aide aux personnes.
Les candidats ont jusqu'au 30 novembre 2026 pour déposer leur dossier auprès du comité de sélection.