Un sponsoring plus transparent
Les entreprises pharma sont fortement limitées dans leurs faits et gestes par toute une série de dispositions légales. Désireuse de serrer encore davantage la vis, l'Efpia compte renforcer la transparence dans les relations entre l'industrie et les associations de patients.
La Fédération Européenne d'Associations et d'Industries Pharmaceutiques (Efpia) entend ainsi revoir le Code de Bonnes Pratiques relatifs aux relations entre l'industrie pharmaceutique et les associations de patients et durcir encore davantage les dispositions prévues actuellement. Conformément à ce Code Efpia, les entreprises pharmaceutiques ne sont aujourd'hui tenues que de signaler les rapports qu'elles entretiennent avec les différentes organisations de patients. Un manque trop flagrant de transparence au goût de l'Efpia, qui veut connaitre de manière précise l'étendue et la nature du soutien apporté par l'industrie à chaque association. Que ce soutien soit financier (notamment dans le parrainage d'une journée de patients) ou non-financier. Pour l'Efpia, les labos doivent également déclarer publiquement les dons en nature - comme l'impression de brochures ou la prise en charge du transport lors des journées de patients. Toute forme de conseils devra elle aussi figurer dans la liste de ces liens entretenus avec les associations de patients. Pour adapter son Code, la Fédération européenne va à présent réfléchir à un format standard capable d'être appliqué à tous et permettant à chacun de déclarer sur un modèle identique la nature et l'étendue de ces liens.
La Belgique va plus loin
Mais notre pays a pris les devants et dépasse déjà le cadre standard défini par le Code Efpia. " Depuis 2008, pharma.be a ajouté au Code un nouveau chapitre ", explique Tim De Kegel, secrétaire-général de pharma.be. " Ce chapitre 6 détermine les relations avec les organisations de patients. Chaque membre de pharma.be doit ainsi remettre chaque année une liste résumant tous les sponsorings - financiers et non-financiers - alloués aux associations de patients en précisant la nature de ces parrainages. Nous n'allons pas jusqu'à leur demander des sommes précises, d'autant que certaines organisations de patients ne préfèrent pas pour éviter de susciter des jalousies. Certains laboratoires insistent pour communiquer des montants précis, d'autres pas. Si l'Efpia - la grande s£ur européenne de pharma.be qui en est d'ailleurs membre - décide que des montants précis doivent être communiqués, il serait alors idéal et optimal que nous appliquions tous la même chose. "