La téléconsultation dermatologique via un médecin généraliste devient possible
Bientôt, un patient pourra consulter un dermatologue via une télé-expertise, à la demande de son médecin généraliste. La décision a été prise au Comité de l'assurance de l'INAMI, a annoncé le ministre des Affaires sociales et de la Santé publique Frank Vandenbroucke.
Concrètement, un médecin généraliste recevant un patient pour un problème cutané pourra solliciter à distance l'avis d'un dermatologue. Cette télé-expertise reposera sur la transmission de photos et de constatations cliniques.
La mesure fait suite à un projet pilote concluant en matière de télédermatologie. Elle est désormais intégrée de manière structurelle dans la nomenclature. Les patients pourront recourir à ce dispositif jusqu'à deux fois par an, à la demande du médecin généraliste, pour une problématique dermatologique précise.
Consultation physique si nécessaire
Le médecin généraliste transmettra, via les canaux habituels, les photos et observations cliniques au dermatologue consulté. Celui-ci devra fournir une réponse dans un délai de trois jours ouvrables. Sur la base de cet avis, le généraliste pourra soit établir un traitement, soit juger nécessaire une consultation physique chez le dermatologue.
Outre la réduction du nombre de consultations physiques - avec un impact potentiel sur des listes d'attente parfois longues -, la mesure vise à orienter plus rapidement les patients vers le niveau de soins le plus approprié.
Lorsque cela s'avère indiqué, une biopsie pourra être programmée sans délai, les dermatologues s'engageant à prévoir des créneaux suffisants à cet effet.
Les dermatologues seront rémunérés pour la télé-expertise, tandis que les patients ne devront s'acquitter d'aucun ticket modérateur. Un budget annuel de 274.000 euros est réservé à cette mesure dans l'enveloppe des honoraires médicaux. Le taux de recours au dispositif sera suivi de près dans les années à venir.
" Cette télé-expertise doit avant tout permettre aux patients d'accéder plus rapidement aux soins appropriés. Elle contribue également à réduire la pression sur les dermatologues ", souligne le ministre de la Santé publique Frank Vandenbroucke. "Elle favorise en outre la collaboration entre médecins autour du patient. C'est une mesure innovante, qui mise sur la numérisation tout en préservant la dimension humaine des soins. "