La commission de planification propose un quota de 2.199 médecins pour 2032-2033
La Commission de planification - offre médicale a proposé les quotas fédéraux pour 2032 et 2033. Selon cet avis, 2.199 médecins auront accès à la formation qui mène à l’un des titres professionnels.
Dans son avis, la Commission de planification tient compte de scénarios alternatifs pour l’évolution des effectifs médicaux ainsi que des données les plus récentes relatives à l’offre et à la demande de soins.
Le nombre de candidats qui entament chaque année la formation en médecine a été fixé sur la base de la moyenne des trois dernières années disponibles (2023, 2024 et 2025) par communauté : 1.631 pour la Flandre et 1.336 pour la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Le groupe de travail a repris les hypothèses alternatives précédentes tant pour l’offre de médecins généralistes que pour la demande de soins. Deux paramètres ont toutefois été ajustés. Le taux d’activité montre une diminution rapide du nombre d’ETP, avec -20 % d’ici 2033, sauf pour les générations actuelles de soixante ans et plus.
Le taux de consommation de soins présente une augmentation linéaire pour chaque groupe d’âge d’ici 2043. Des ajustements ont été apportés pour tenir compte de l’augmentation plus rapide de la consommation de soins dans dix spécialités médicales : anatomie pathologique, biologie clinique, radiodiagnostic, radiothérapie oncologique, rhumatologie, médecine interne, gériatrie, médecine physique et réadaptation, oncologie médicale et psychiatrie (adultes).
Sous-quotas
L’État fédéral n’est compétent que pour les quotas globaux ; les sous-quotas relèvent de la compétence des communautés. Néanmoins, la Commission de planification mentionne dans son avis des niveaux d’entrée distincts par spécialité et par communauté « en vue de la transparence et de la circulation de l’information ». La Commission « recommande aux ministres fédéraux et fédérés de veiller à ce que la capacité de formation et le financement des places de formation correspondent, d’ici 2032, aux quotas fédéraux et aux sous-quotas fixés par les communautés ».
La Commission de planification a également été chargée d’examiner l’impact des médecins entièrement formés à l’étranger à l’aide d’un scénario d’« autonomie ». Les membres de la Commission de planification soulignent que ce scénario d’autonomie (absence d’afflux de médecins étrangers) est contraire à la libre circulation des professionnels au sein de l’Union européenne et n’est donc pas réaliste.
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