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" Les jeunes veulent des avantages immédiats "

Voiture, temps partiel ou encore pas de travail le samedi : de plus en plus de pharmaciens-propriétaires et de sociétés recrutent du personnel en octroyant quelques petits extras. Une manière de concurrencer les avantages extra-légaux proposés par les laboratoires et les entreprises. Mais les candidats font parfois la fine bouche et exigent des avantages bien précis.

Cette tendance est de plus en plus manifeste ", commente Marc-Henri Cornely de l'Ophaco. " Les jeunes travailleurs ont une idée bien précise de ce qu'ils veulent et ne veulent pas. Leur vision de l'avantage extra-légal ne correspond plus du tout à celle de l'ancienne génération. Le modèle des pharmacies Ophaco prévoit notamment une assurance-groupe. Travaillant depuis 35 ans, je disposerai donc d'une importante épargne à la fin de mon activité. Un avantage qui n'intéresse pourtant absolument plus la jeune génération. "

A court terme

D'après ses observations sur le terrain, les jeunes pharmaciens ne pensent plus à long terme, mais préfèrent jouir de leurs avantages à court terme. " Ils veulent pouvoir disposer immédiatement de leur 'argent de poche'. Les pensions et autres assurances-groupe se situent trop loin dans le temps et demeurent trop abstraites. Dans leur esprit, la voiture a remplacé l'assurance-groupe. Même chose d'ailleurs au niveau du statut social offert par l'Inami qui suscite de moins en moins d'intérêt. "

Une vision différente

Les jeunes pharmaciens partagent donc cette nouvelle manière de voir leur métier. " J'ai assisté dernièrement à un entretien d'embauche d'un jeune pharmacien à la recherche de son premier job. De but en blanc, il a d'emblée déclaré qu'il n'avait même pas songé travailler un samedi sur deux... Les pharmaciens sont très demandés, ce qui se traduit par une surenchère. Les jeunes diplômés peuvent à présent comparer les offres d'emploi, ce qui n'était pas le cas il y a 35 ans. Ces jeunes accordent davantage d'importance à l'aspect 'qualité de vie', peut-être aussi à cause de la féminisation de la profession. Nous devrions davantage jouer à ce niveau et offrir plus de postes à temps partiel. Mais il y a déjà tellement peu de pharmaciens. Actuellement 60 pour cent des pharmaciens travaillent sous le statut de salarié. Cela représente donc un véritable défi pour l'avenir. Un défi que nous ne pouvons relever qu'à l'échelon européen. "

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