Soutien aux pratiques de médecine générale : l’INAMI revoit ses aides
L’INAMI réforme les interventions financières destinées aux cabinets de médecine générale et aux maisons médicales qui travaillent avec un infirmier (et, à terme, avec un assistant de pratique). Le nouveau système, applicable à partir de l’année de prime 2026, doit simplifier les démarches tout en faisant davantage dépendre le montant de l’aide de l’intensité réelle de la collaboration. Le GBO accueille favorablement cette évolution.

Le mécanisme de soutien financier aux pratiques de médecine générale va changer de visage. Dans un Flash-info diffusé mardi, le Groupement belge des omnipraticiens (GBO) relaie l'annonce d'une réforme des interventions de l’INAMI destinées aux cabinets et maisons médicales qui collaborent avec du personnel infirmier.
L’objectif affiché est à la fois de simplifier le système et de mieux adapter le soutien financier à la réalité du travail effectué au sein des pratiques.
Deux dispositifs fusionnés
L’un des principaux changements réside dans la fusion des deux dispositifs actuellement en vigueur. Les médecins ne devraient donc plus devoir naviguer entre plusieurs mécanismes d’aide selon la forme de collaboration mise en place.
La procédure administrative sera elle aussi revue. La demande d’intervention deviendra annuelle et devra être introduite par l’intermédiaire de ProSanté.
Pour le GBO, cette simplification constitue une évolution importante pour des pratiques déjà confrontées à une charge administrative croissante.
Une prime davantage liée au volume de collaboration
Autre modification notable : le montant de l’intervention ne sera plus déterminé de manière aussi uniforme. Il sera désormais modulé en fonction du volume réel de collaboration au sein de la pratique.
Le nouveau dispositif prévoit également un abaissement du nombre minimal d’heures prestées ouvrant l’accès au soutien financier. Une évolution susceptible d’élargir l’accès au mécanisme à des cabinets dans lesquels l’aide infirmière reste limitée en volume.
Ces nouvelles règles entreront en vigueur dès l’année de prime 2026 et modifieront donc à la fois les modalités de demande et le calcul de l’intervention.
Vers les assistants de pratique
Si le dispositif concerne aujourd’hui principalement la collaboration avec un infirmier, l’INAMI envisage également son extension aux assistants de pratique.
Le GBO considère que la réforme va dans le sens d’un soutien plus accessible et mieux adapté à l’organisation réelle des pratiques de médecine générale.