Un diagnostic très souvent tardif
Mésothéliome (amiante): 229 décès en 2023 et 278 nouveaux cas en 2024
Le risque de diagnostic de mésothéliome, cancer principalement causé par l'amiante, demeure stable à Bruxelles et en Wallonie, et diminue en Flandre (-0,8 % par an, en moyenne, entre 2004 et 2024), indique le Registre belge du Cancer. La survie à cinq ans est de 11,6%.
Le nombre total de nouveaux cas en Belgique est passé de 235 en 2004 à 278 en 2024, pour 229 décès enregistrés en 2023. La majorité des patients (54,7%) sont âgés de 75 ans et plus, et le diagnostic intervient le plus souvent à un stade avancé (stades 3 ou 4).
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Historiquement, l'incidence de ce cancer était plus élevée en Flandre qu'à Bruxelles et en Wallonie, mais en raison de la baisse observée ces dernières années, la situation est devenue très similaire entre le sud et le nord du pays, constate le Registre belge du Cancer.
Liège et Charleroi, du fait de leur passé industriel, sont les zones francophones les plus touchées.
Trop tôt pour voir l'effet de l'interdiction
"Depuis 2001, il est interdit en Belgique de commercialiser des produits contenant de l'amiante, mais il est encore trop tôt pour en voir le reflet dans les chiffres du cancer", selon Joris Moonens, porte-parole de l'agence flamande en charge de la santé, qui rappelle que les effets des expositions passées se font toujours sentir.
Selon la société flamande de gestion des déchets (OVAM), environ 3,2 millions de tonnes de matériaux amiantés subsistent dans et autour des bâtiments construits avant 2001.